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ESIRéseau du mois de Février - Séverin NKOUAMI TITO

ESIRESEAU du mois

-

02/02/2017

Interview de Séverin NKOUAMI TITO promo 2010.

 
Pourquoi avoir choisi la filière packaging ?
 
En réalité, c’est un peu le fruit du hasard. Après le Baccalauréat S, j’ai débuté par un BTS Plasturgie au Lycée Beaupré d’Haubourdin. En deuxième année BTS, mon professeur de Plasturgie m’a parlé de la formation ESIEC et il m’a conseillé d’y poursuivre mes études. En faisant des recherches sur le site internet de l’ESIEC, je suis tombé sur la fameuse phrase : « Connaissez-vous un Produit qui ne soit pas emballé ?», et là ce fut le déclic. Ce jour, j’ai pris conscience de l’importance du packaging dans notre environnement, d’où le choix d’en faire mon métier.

Quels souvenirs gardez-vous de vos années à l’ESIEC ?
 
(Rire …) Je n’en garde que de bons souvenirs. Superbe expérience humaine. J’ai particulièrement adoré l’esprit de famille qui règne au sein de l’école. A votre arrivée à l’école, c’est très touchant de voir l’énergie et l’enthousiasme des aînés pour que votre intégration se fasse dans de meilleures conditions. Le système de parrainage des nouveaux par les aînés est très intéressant pour faciliter cette intégration. D’ailleurs, je suis toujours en contact avec mes parrains ESIEC.
Les enseignants sont toujours disponibles pour partager leur savoir. Et surtout la bonne réputation de l’école et le réseau des anciens vous permettent de trouver des stages et du travail facilement.
Faire partir d’un Club (Sport, Terroir, Gala, Bureau des étudiants…) est très enrichissant, ça vous prépare à la gestion de projets.
Sinon, il y avait aussi LabVIEW (Rire …)

Une anecdote à raconter ?
 
Des anecdotes, il y’en a tellement. En troisième année, j’avais reçu quelques trophées des OSCAR d’OR ESIEC entre autres Mister ESIEC, Les Défis d’OR …
Pour les Défis d’Or, avec les autres participants au concours, on avait fait quelques trucs marrants comme par exemple passer une nuit entière au rond-Point Porte Farman. Je vous l’ai dit, L’ESIEC c’est toute une expérience humaine (Rire …)
 
Parlez-nous de votre parcours ? Retourner en Afrique a-t-il été un choix ou une opportunité ?
 
J’ai fait mon premier stage ingénieur au sein du Groupe DANONE sur le site de production de Bailleul en tant que Animateur Qualité. J’y ai appris à être rigoureux.
J’ai fait mon second stage ingénieur au sein du Groupe SMURFIT KAPPA, sur le site de production de Rethel. J’étais assistant ERD (étude Recherche et développement), j’étais chargé de la conception des emballages en carton ondulé. Super expérience, j’avais pour collègues des anciens ESIEC et ils m’ont transmis l’amour du matériau carton ondulé.
J’ai fait mon stage de fin d’études au sein de EVIAN DANONE WATER à Evian, service R&D (Research and Development) en binôme avec un camarade de promo. On travaillait sur le développement d’un nouveau système d’operculage des bouteilles d’eau. Expérience enrichissante.
Après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur, je me suis orienté vers le matériau carton ondulé. J’ai travaillé pendant 3 ans en tant que Attaché Technico-Commercial au sein du groupe Allard Emballages sur le site de production de Compiègne. J’étais chargé de développer de nouveaux clients dans les départements de l’Oise, l’Aisne et la Somme.   
Le groupe ALLARD EMBALLAGES a été racheté, suite à un entretien avec les nouveaux acquéreurs, je leur ai fait part de mon envie d’aller travailler en Afrique. C’est ainsi que j’ai été coopté pour aller travailler au Ghana. Donc je dirai que retourner travailler en Afrique a été à la fois un choix et une opportunité. Je vis au Ghana depuis 3 ans et demi.
Pendant deux ans, j’ai travaillé au sein du Groupe ROSSMANN via un contrat VIE (Volontariat International en Entreprise), entreprise française spécialisée dans la fabrication des emballages en carton ondulé. Le Groupe a plusieurs sites de production en Europe et en Afrique. J’y étais responsable Qualité et responsable ERD (Etude, Recherche et Développement)
Depuis 1 an et demi, je travaille pour une cartonnerie ghanéenne, ROYAL CROWN PACKAGING LIMITED en tant que responsable Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement. De toute ma jeune carrière, ce poste est mon plus gros challenge car c’est une entreprise nouvellement construite. En peu de temps, il fallait mettre en place un solide système de management de la Qualité répondant aux normes ISO 9001-2015 et former l’équipe locale sur les connaissances du carton ondulé.
 
Travailler en Europe ou en Afrique, quelles sont les différences majeures ?
 
Tout est à faire en Afrique, il y a énormément d’opportunités et lorsqu’on est compétent, on évolue rapidement. C’est le principal atout quand on y travaille.
En Afrique, le métier de la fabrication des emballages en général et du carton ondulé en particulier est un métier de niche. Ici, il y a plusieurs pays qui n’ont pas de cartonnerie, alors qu’en France par exemple, vous trouverez une cartonnerie dans chaque ville.
L’Afrique est en train de s’industrialiser, par contre le problème majeur reste la main d’œuvre qualifiée dans des métiers techniques comme celui de l’emballage.  Il n’y a pas d’écoles de formation adaptées à ce genre de métiers, c’est pour cette raison que beaucoup d’entreprises sont dans l’obligation d’embaucher des expatriés. D’ailleurs, la majorité des entreprises installées en Afrique sont étrangères du fait de ce manque de connaissance.
 
Travailler en Europe a ses avantages, notamment l’accomplissement des tâhes et la prise des décisions sont rapides. En Afrique, les choses se font beaucoup plus lentement, il faut savoir être patient.
 
Je pense que l’une des différences majeures est l’adaptation aux nouvelles technologies. En travaillant en Europe, on s’adapte rapidement à toutes les nouvelles technologies, grâce à la formation continue au sein des entreprises, les différents salons, forums et séminaires internationaux. Malheureusement l’absence de ces formations en Afrique creuse un écart considérable avec l’Europe.
 
Le retour des africains formés en Europe qui se fait de plus en plus est un bon début et un point positif pour le partage de connaissances et le transfert de technologie.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre carrière ?
 
Bon voyage serait la formule appropriée (Rire …). J’ai l’intention de parcourir plusieurs pays d’Afrique afin de partager mon savoir-faire et continuer à apprendre des autres. 

On peut vous appeler pour quel sujet / expertise / connaissance du territoire ?
 
Si vous voulez visiter l’Afrique de l’Ouest (Ghana, Togo, Benin, Côte d’Ivoire, …) je peux vous servir de guide touristique.


Un petit message pour vos anciens camarades qui liront peut être cette interview?
 
Je leur souhaite beaucoup de courage dans l’accomplissement de leurs différents projets et je leur donne rendez-vous au Gala 2020.


Quel conseil pouvez-vous donner aux étudiants et aux jeunes diplômés ?
 
Le VIE (Volontariat International en Entreprise) est une super formule pour une expérience professionnelle hors de France. Il est géré par Ubifrance.
Je conseille à tous les jeunes diplômés de voyager et de découvrir le monde. Après tout, le packaging est universel.
 
Cette interview touche à sa fin, souhaitez-vous rajouter quelque chose ?
 
Un grand merci à tous les enseignants de l’ESIEC pour le métier formidable qu’ils font. Et aussi un grand merci à l’AMPAC et ses membres. En France, j’ai trouvé tous mes stages et mon premier emploi grâce au site internet de l’AMPAC. Vous faites un super boulot.
 

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